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C?est la première fois qu?un membre du gouvernement

Aujourd?hui on compte quelque 320 psychiatres au Maroc

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Le Roi Mohammed VI a procédé à l?inauguration

Le gouvernement français a recommandé

Selon les estimations du rapport Onusida








 

 

[ Liste des articles du n° 9 ]


La Santé mentale au Maroc

Les statistiques de l?Organisation mondiale de la santé pour le compte de l?année 2006 relèvent que les perturbations mentales et les cas de toxicomanie affectent environ 450 millions de personnes dans le monde. le cumul d?un ensemble de facteurs socio-démographiques, les catastrophes naturelles, l?évolution croissante des blocs économiques, la dissolution des structures familiales, la pauvreté et la densité démographique ainsi que le manque de soutien social sont autant de facteurs qui contribuent à l?accentuation des perturbations mentales.
Une enquête nationale réalisée durant l?année 2006, a permis une meilleure connaissance de la situation épidémiologique des troubles mentaux et des toxicomanies au Maroc. Elle s?est basée sur une bonne méthodologie et a fait usage d?instruments d?évaluation éprouvés au plan international, le Mini International Neuropsychiatric Interview, ou MINI. Les résultats obtenus entrent dans les normes internationales surtout quand on les compare à ceux de certains pays occidentaux comme les Etats-Unis et la France. Ainsi, elle a démontré que les troubles mentaux ne sont pas l?apanage d?une tranche ou d?une catégorie déterminée de la population. Or, ils touchent aussi bien les riches que les pauvres, que ceux-ci vivent en milieu urbain ou rural. Cependant, les prévalences des troubles mentaux sont les plus importantes dans la frange de la population jeune, ayant peu ou pas d?instruction et sans activité professionnelle stable. 48,9 % de la population enquêtée, présente au moins un signe relevant d?une mauvaise santé mentale, quel qu?en soit le degré de gravité, allant du simple tic nerveux ou de l?insomnie passagère, à des manifestations plus graves découlant d?un état d?anxiété plus profond ou d?une dépression. Ainsi, 5,6 % est la prévalence d?un trouble psychotique sur la vie entière.
La consommation des drogues, quant à elle, touche une tranche de population de plus en plus jeune, et une transition de la consommation classique est soulignée, principalement du cannabis et des psychotropes, au profit d?abus d?alcool et de drogues dures injectables, au premier rang desquelles l?héroïne et la cocaïne, notamment dans les grandes villes.
Devant ces données alarmantes, le ministère de la Santé s?apprête à lancer sa nouvelle stratégie pour la santé mentale et la lutte contre la toxicomanie. Les axes de ce nouveau plan feront l?objet d?un large consensus s?inscrivant dans le cadre d?une vision globale du ministère, première du genre au Maroc, et qui stipule le renforcement des efforts des pouvoirs publics pour l?intégration de la santé mentale dans le cadre d?un agenda d?urgence. L?objectif étant de relever le défi de sauvegarder les droits des malades. Cette planification permettra de mettre fin à la psychiatrie asilaire en intégrant la santé mentale dans la pratique quotidienne de la médecine, de combattre la stigmatisation et combler le déficit en matière de pédopsychiatrie et de prévention.
La réalisation de ces objectifs interpelle à une collaboration multisectorielle et une mobilisation de toutes les parties actives dans le domaine et leur intégration dans les programmes sanitaires qui visent d?élever le niveau des services médicaux spécialisés en érigeant la santé mentale en une priorité des politiques publiques au niveau du département de la Santé.
Les efforts entrepris depuis de longue date par le Royaume dans les domaines de la santé mentale et de la toxicomanie, notamment sur le plan juridique, témoignent d?une préoccupation très nette des autorités concernant la protection des personnes souffrant de troubles mentaux. Et, il est nécessaire de rappeler que le Dahir n° 1-58-295 du 30 avril 1959 et le Dahir n° 1-73-282 du 21 mai 1974 distinguent aujourd?hui encore le Royaume du Maroc de la majorité des pays arabes et africains en matière de protection de ces personnes.
D?autres mesures ont été arrêtées et mises en ?uvre depuis plusieurs années, à tous les niveaux aussi bien politique, juridique, sociosanitaire, économique qu?administratif, pour permettre au système de santé de prendre en charge les personnes souffrant de troubles mentaux, quelle qu?en soit l?origine.
En outre, le gouvernement se dit déterminé à mobiliser tous les moyens pour poursuivre les réformes entreprises, notamment en ce qui concerne la modernisation et l?humanisation des structures psychiatriques existantes, de créer des structures adaptées à certaines populations vulnérables, et de mettre en ?uvre une politique novatrice à même de permettre une meilleure intégration des soins de santé mentale dans les soins de santé de base par la création de nouveaux services de psychiatrie au sein des hôpitaux généraux. Il en est de même de la création d?unités de prise en charge d?enfants et adolescents.
Cette politique est à suivre de très près car les troubles mentaux vont constituer un des grands défis des responsables de la santé dans le monde car on estime d?après les prévisions de l? OMS que d?ici 2 020 un habitant sur deux sera confronté à une pathologie mentale !!!

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(c) Repère médical n° 9

 

 

 

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