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Médicament de l’AMO : Glibenclamide

Le glibenclamide est un sulfamide hypoglycémiant indiqué dans le traitement du diabète non insulinodépendant. Il exerce son action par augmentation de la libération de l’insuline par le pancréas. Son métabolisme se situe au niveau hépatique, il est éliminé par voie rénale, sa demi-vie est de 5 heures. Il a une longue durée d’action et passe la barrière foeto-placentaire.

Les effets cliniques qui en découlent
La conséquence de la stimulation de l’insulino-sécrétion par le glibenclamide est le risque d’hypoglycémie, l’augmentation de l’appétit et par voie de conséquence une prise de poids. Ceci explique l’indication chez les diabétiques non obèses.
Le glibenclamide franchit le placenta. Son absorption par la mère en fin de grossesse expose au risque d’hypoglycémie néonatale sévère par stimulation excessive des cellules béta-langerhansiennes du fœtus d’où la contre indication en cas de grossesse. Cette contre indication est renforcée par ailleurs par le fait de constatation d’effets tératogène chez l’animal. Il est utile de rappeler ici que le traitement de la femme enceinte diabétique de type II relève systématiquement de l’insulinothérapie.
Le glibenclamide est un sulfamide hypoglycémiant de longue durée d’action donc il doit être utilisé avec précaution chez le sujet âgé en raison du risque hypoglycémique pouvant évoluer jusqu’au coma.
Le métabolisme du glibenclamide donne des métabolites actifs. L’existence d’une insuffisance rénale conduit à leur accumulation ce qui pourra majorer leur effet hypoglycémiant, d’où la nécessité de précautions chez l’insuffisant rénal.
Le fait que le métabolisme du glibenclamide se situe au niveau du foie il est recommandé de l’administrer avec prudence chez les patients ayant une insuffisance hépatique.

Débats
Commentaires :
Bien que l’efficacité des différents sulfamides hypoglycémiants soit assez comparable, ceux-ci diffèrent entre eux par des propriétés pharmacologiques dont l’importance clinique est variable : La puissance du sulfamide augmente avec les générations, mais quand elle est importante elle est en pratique compensée par l’existence d’un faible dosage du comprimé. La demi-vie et la durée d’action sont des propriétés importantes et de valeur variable d’un sulfamide à l’autre. Il est important de la prendre en considération car elle conditionne le rythme d’administration et par conséquent l’observance du traitement. Aussi dans certains cas particuliers comme chez les patients présentant une insuffisance rénale ou chez le sujet âgé il est préférable d’avantager des molécules à demi-vie courte pour éviter le risque d’une hypoglycémie. Tous les sulfamides sont métabolisés à plus de 95 % par le foie. Ces métabolites sont pour la plupart inactifs, sauf dans le cas d’un des métabolites du glibenclamide ; ce qui expose le patient insuffisant rénal au risque d’accumulation de ces derniers et par conséquent à la majoration de l’effet hypoglycémiant de cette molécule.
En fonction de leur durée d’action et parfois de propriétés intrinsèques, certains sulfamides jouent plus que d’autres sur la production hépatique du glucose à jeun.
Les effets préventifs des différents sulfamides hypoglycémiants sur la réduction des complications cliniques liés au diabète de type 2 menées n’ont intéressé que certaines molécules.
Toutes ces différences doivent être présentes à l’esprit du clinicien pour choisir le composé le plus approprié pour chaque patient.
En plus des différences, suscitées, qui expliquent la nécessité de disposer de plusieurs molécules différentes, la nécessité de commencer le traitement par les sulfamides hypoglycémiants par la plus faible dose du médicament et augmenter cette dernière d’une façon progressive explique la nécessité de disposer non seulement de plusieurs molécules mais aussi de plusieurs dosages.

Alternatives :
Sachant qu’en pratique médicale chaque malade est un cas particulier et donc il va nécessiter un traitement spécifique, on comprend bien que la liste de l’AMO doit contenir des molécules de sulfamides hypoglycémiants différentes par leur demi-vie, leur durée d’action et leur métabolisme.

Avis sur le choix de l’AMO
L’inclusion d’une seule molécule de sulfamides hypoglycémiants dans la liste des médicaments remboursables laisse le clinicien limité dans sa prescription et va priver certains malades du traitement le plus convenable. La diversification des molécules permettra au médecin de répondre au mieux aux besoins de chacun de ses malades.

L’essentiel sur les sulfamides hypogycémiants
Les sulfamides hypoglycémiants sont indiqués dans le traitement du diabète non insulinodépendant. Ils exercent leur action par l’augmentation de la libération de l’insuline par le pancréas. La conséquence de la stimulation de l’insulino-sécrétion est le risque d’hypoglycémie et une augmentation de l’appétit avec comme conséquence une prise de poids.
Les sulfamides hypoglycémiants de longue durée d’action doivent être utilisés avec précaution chez le sujet âgé en raison du risque hypoglycémique.
Quand il existe des métabolites actifs, une insuffisance rénale conduit à leur accumulation ce qui pourra majorer leur effet hypoglycémiant d’où la nécessité d’adapter la posologie en fonction de la clairance de la créatinine.
Bien que l’efficacité des différents sulfamides hypoglycémiants soit assez comparable, ceux-ci diffèrent entre eux par des propriétés dont l’importance clinique est variable.
Les effets des différents sulfamides hypoglycémiants en terme de réduction des complications cliniques liés au diabète de type 2 menées par les laboratoires pharmaceutiques n’ont intéressé que certaines molécules et pas d’autres. La demi-vie et la durée d’action sont des propriétés importantes à prendre en considération. La demi-vie conditionne le nombre de prises par jour et à ce titre elle retentit sur l’observance du traitement.
L’inclusion d’une seule molécule de sulfamides hypoglycémiants dans la liste des médicaments remboursables laisse le clinicien limité dans sa prescription et va priver certains malades du traitement le plus convenable à la diversification des molécules permettant au médecin de répondre aux besoins de ses malades de manière spécifique.

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