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Sida : découverte d’anticorps prometteurs
Grâce à la collaboration de plusieurs laboratoires et instituts de recherche, les chercheurs ont récemment pu isoler deux anticorps très prometteurs contre le sida en développant un nouveau test appelé épreuve de micro-neutralisation. Test qui devrait permettre la découverte d’autres nouveaux anticorps dans le futur.
Plus de 1800 volontaires d’une dizaine de pays, dont sept en Afrique, ont fourni des échantillons de sang dans le cadre du Protocole G, programme de l’IAVI, sur lesquels 4 nouveaux anticorps ont pu être isolés grâce au nouveau test. L’analyse virale a permis de révéler de nouvelles vulnérabilités du virus à deux parmi ces anticorps : le PG9 et le PG16. Ces chercheurs affirment en effet que ces anticorps sont capables de neutraliser, in vitro pour le moment, près de 90 % des variétés de la souche du VIH la plus répandue dans le monde en testant ces anticorps sur 190 variations du virus pour obtenir ce pourcentage.
Pour parvenir à isoler ces anticorps, une technique innovante a été mise en place. Le virus du VIH s’attaque en effet aux cellules du système immunitaire, et plus particulièrement aux lymphocytes T CD4. Les chercheurs se sont donc penchés sur la protéine située à la surface du virus qui lui permet d’attaquer ces cellules de notre système immunitaire. Ils ont alors passé au crible le sang de 15 personnes porteuses du virus et étudié 25 millions de cellules immunitaires productrices d’anticorps différents. Dans le sang de ces 15 volontaires, seules 29 types de cellules produisaient des anticorps interagissant avec cette protéine particulière. Et parmi elles, seules trois produisaient des anticorps particulièrement efficaces empêchant le virus proprement dit d’attaquer les lymphocytes T CD4 témoignant de la rareté de ces anticorps. Par ailleurs, une autre équipe américaine travaillant en collaboration avec la première, a explicité le fonctionnement d’un de ces anticorps. Son action se fait en deux temps. D’abord il révèle l’endroit où se situe la protéine qui est « cachée » à la surface de virus avant de se fixer à elle, inhibant sa propre capacité à se fixer sur les cellules immunitaires.
Certes, cette voie est très prometteuse, reste à tester dans un premier temps si ces anticorps entraînent une réponse immunogène chez des animaux en leur injectant ces anticorps. Si elles y parviennent chez de petits rongeurs, puis chez le macaque, alors de fortes chances de produire enfin un vaccin contre l’infection VIH, longuement attendu !
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