Dernières News

C’est la première fois qu’un membre du gouvernement

Aujourd’hui on compte quelque 320 psychiatres au Maroc

Son Altesse Royale la Princesse Lalla Salma

Une convention a été signée

Le Roi Mohammed VI a procédé à l’inauguration

Le gouvernement français a recommandé

Selon les estimations du rapport Onusida

Le Maroc compte environ 30 000 nouveaux cas de cancer par an.

Le tourisme du troisième âge

Après les spécialistes qui sont allés








 

 

[ Liste des articles du n° 50 ]


L’aspirine dans la prévention du cancer colorectal

L’acide acétylsalicylique, plus connu sous le nom d’aspirine, est la substance active de nombreux médicaments aux propriétés analgésiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires. Il est aussi utilisé comme antiagrégant plaquettaire. Ce médicament le plus consommé au monde est extrait de l’écorce de saule est connue depuis l’Antiquité pour ses vertus curatives.
Un grand nombre de données expérimentales ainsi que plusieurs études épidémiologiques récentes ont conclu que de petites doses d’aspirine en chimioprévention pouvaient diminuer le risque de contracter certains types de cancers. Les études expérimentales le montrent pour divers cancers tels ceux du colon, sein, prostate, bouche, gorge, œsophage, estomac, poumon (non à petites cellules). Les études épidémiologiques montrent que c’est la mortalité par cancers digestifs qui diminuerait le plus grâce à l’aspirine. Une vingtaine d’études de cancérogenèse chez rats et souris étayent cet effet protecteur. Plusieurs essais cliniques montrent que de petites doses d’aspirine diminuent, modestement, la récurrence des polypes intestinaux et la survenue des cancers du côlon, essentiellement si ces derniers expriment l’enzyme cyclo-oxygénase de type 2 (ce qui représente environ 2/3 des dits cancers). Un nouveau mécanisme d’action de ce médicament plus que centenaire a été mis en évidence. En effet, l’aspirine semble prendre pour cible les cellules dendritiques myéloïdes, qui jouent un rôle essentiel dans le déclenchement de la réponse immunitaire et empêcherait l’activation d’une molécule qui joue un rôle primordial dans la mise en route du processus inflammatoire.au sein de ces mêmes cellules dendritiques. Par conséquent, l’aspirine pourrait être utilisée dans de nouvelles stratégies de lutte contre les maladies auto-immunes et dans la prévention de cancer survenant suite à une dépression immunitaire.
Une étude récente publiée dans le Lancet conclue à une réduction d’un tiers de la mortalité par cancer colorectal grâce à la prise quotidienne de 75 mg d’aspirine. Ainsi, la consommation régulière et sur le long terme d’une petite quantité d’acide acétylsalicylique semble diminuer la mortalité de plusieurs autres cancers jusqu’à 60 % pour les cancers de l’œsophage pour une prise d’aspirine quotidienne pendant 20 ans.
Cette étude de Rotwell se fonde sur l’analyse de huit essais cliniques dans lesquels des sujets prenant de l’aspirine tous les jours étaient évalués sur un plan cardiovasculaire. L’aspirine est en effet aussi prescrite dans la prévention des troubles thromboemboliques, par exemple après un infarctus. Ces essais concernaient 25 570 patients parmi lesquels 674 sont décédés d’un cancer. Globalement, les patients qui prenaient de l’aspirine ont vu leur risque de décès par cancer diminuer de 21 % au cours des essais. Une amélioration encore plus marquée est observée à cinq ans : moins 34 % pour tous les cancers et moins 54 % pour les cancers colorectaux. À 20 ans les bénéfices sont toujours présents mais varient grandement selon le type de cancer dont 40 % pour le cancer colorectal. Selon les auteurs, ces résultats fournissent la première preuve chez l’Homme que l’aspirine réduit les risques de décès pour plusieurs types de cancers mais plus particulièrement le cancer colorectal. Ces résultats sont uniformes dans les différentes études ce qui suggère que les conclusions sont susceptibles d’être généralisées. Néanmoins, l’aspirine n’est en effet pas un médicament anodin surtout s’il est pris durant de nombreuses années ce qui est le cas dans la prévention cardiovasculaire. Ses propriétés antiagrégantes augmentent le risque de saignement. Ainsi, il serait plus judicieux « de commencer le traitement entre 40 et 50 ans pour en tirer le maximum de bénéfices », et avant de prendre de l’aspirine en prévention des cancers, mettre en place de véritables protocoles de prévention par un médecin spécialisé est de mise.

Dernières Articles en ligne

 

.:. Haut de la page

 

(c) Repère médical n° 50

 

 

 

Ajouter une annonce  |  Abonnement  |  Depêches  |  Contactez-nous

 
  ©2012 Repère médical   | ADK Media