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Nicolas Sarkozy veut réformer la médecine de proximité
Nicolas Sarkozy a annoncé, mercredi 1er décembre, une réforme de la médecine de proximité en 2011 : l’objectif avancé est de remédier au "désert médical" constaté dans certaines zones de France, avec une première série de mesures qui prendront effet dès la fin 2010.
Il a précisé que cette réforme serait précédée d’une courte période de concertation avec les professionnels le ministre de la santé devrait, lors du processus, s’appuyer sur le rapport que lui a remis la semaine dernière l’ancienne ministre Élisabeth Hubert, avec une série de propositions.
Alors que le système de santé français est encore réputé l’un des meilleurs au monde, Élisabeth Hubert fait état de difficultés "réelles" à accéder à une offre de soins "en un temps court et à des conditions financières acceptables" en milieu rural, mais aussi dans certains quartiers urbains.
Le chef de l’État en a profité pour annoncer la création d’un nouveau statut juridique "adapté à la diversité des situations pour les pôles de santé regroupés comme le vôtre" et la création, "avant le 1er juillet 2011", d’un "guichet unique" pour "tous les professionnels de santé qui voudraient créer un pôle de santé avec les élus". "S’il faut un texte législatif, nous le ferons et nous passerons alors par une proposition de loi portée par le sénateur Fourcade, qui nous permettra de faire voter dès les premières semaines de 2 011 un nouveau statut juridique."
Nicolas Sarkozy a également précisé le cadre de nouvelles échelles de rémunérations des médecins généralistes, précisant qu’il n’était "pas question" de revenir sur le paiement à l’acte, mais d’y ajouter des compléments en fonction des "contraintes". "Est-il normal de payer la même consultation, celle du diagnostic, celle où le médecin va passer beaucoup de temps pour savoir ce que vous avez, et la consultation qui consiste simplement à reconduire le médicament ?"
"Je refuserai que le seul avenir de la médecine de proximité soit le salariat, ce jour-là vous perdrez beaucoup", a-t-il insisté. Nicolas Sarkozy a esquissé un futur système de rémunération en trois étages, dont le premier serait "le paiement à l’acte". "Deuxième étage, on pourrait imaginer une part de rémunération forfaitaire qui finance certaines activités ou certaines contraintes", a-t-il ajouté, évoquant les permanences de garde dans les maisons médicales ou les médecins qui remplissent "une fonction de service public" en s’installant dans les "déserts médicaux". Il a enfin évoqué "un troisième niveau qui serait défini en fonction des objectifs de santé publique" et de leur respect.
Il est grand temps de s’atteler au Maroc à ce grand dossier qui est celui de la médecine de proximité.
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(c) Repère médical n° 50