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La médecine du travail devient une priorité
Il est actuellement toujours difficile d’obtenir des données chiffrées sur les maladies professionnelles au Maroc. Le peu d’empressement de reconnaître ces maladies ou traumatismes professionnels par les employeurs et l’absence de notification lorsqu’ils sont reconnus constituent quelques-uns des facteurs principaux de ce manque d’information épidémiologique. Le sous encadrement en médecine du travail et le manque d’effectif en inspecteurs du travail dans les entreprises nationales constituent sûrement un autre facteur qui contribue à la méconnaissance quantitative et qualitative des maladies professionnelles dans notre pays.
Cependant il est important de signaler que l’OMS et l’Organisation Internationale du Travail (OIT) affirment que :
• En 1997, les pertes économiques globales résultent des maladies et des traumatismes liés au travail équivalaient à 4 pour cent du PNB mondial.
• La charge mondiale des maladies et traumatismes professionnels risque d’augmenter considérablement au cours de la première moitié du siècle prochain. Parmi les facteurs qui contribuent au phénomène, il y a le transfert toujours croissant des procédés industriels vers les pays en développement et une meilleure notification des maladies et traumatismes professionnels dans le monde entier.
Par ailleurs, on estime à l’OMS que pour la santé professionnelle, les tendances à la mondialisation du commerce comportent certains risques, par exemple, afin de réduire les coûts, on réinstalle des activités industrielles, avec les risques pour la santé qui leur sont inhérents, dans les pays en développement, où se trouvent 75 pour cent de la population active mondiale. Ces pays ne disposent pas de l’infrastructure technique et sociale nécessaire pour protéger leur population, active ou inactive, contre les risques ce caractère physique, chimique, biologique, psychosocial ou ergonomique. Par conséquent, ce qui apparaît aujourd’hui comme une bénédiction du point de vue économique peut conduire demain à une dégradation considérable de l’état de santé des travailleurs des pays en développement.
Pour toutes ces raisons, les autorités gouvernementales notamment le département de la santé et des affaires sociales doivent placer la médecine du travail dans leur priorité en mettant en place les ressources humaines et les textes réglementaires qui vont permettre de concilier la santé des travailleurs, l’intérêt des employeurs et la protection de l’environnement.
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