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Médicament de l’AMO : L’atropine
L’atropine (injectable 0,25- 0,5 et 1 mg) est un antagoniste non sélectif, qui bloque tous les sous-types, des récepteurs muscariniques de l’acétylcholine. Sa diffusion est très large et se fait dans tous les tissus, notamment au niveau placentaire et à travers la barrière hémato-encéphalique. L’atropine passe dans le lait maternel. Sa demi-vie est comprise entre 13 et 38 heures.
Les effets cliniques qui en découlent :
En raison de sa distribution très large au niveau de différents tissus et de son effet anticholinergique non spécifique, l’atropine peut être responsable de multiples effets indésirables. Les plus gênants sont la sécheresse buccale, la constipation, la rétention urinaire, (qui contre indiquent le médicament en cas d’adénome de prostate), la tachycardie et la mydriase avec des troubles de l’accommodation.
La mydriase est responsable d’une gêne du drainage de l’humeur aqueuse ce qui provoque une augmentation de la pression intra-oculaire. Cette action, négligeable chez le sujet normal, peut s’avérer dangereuse chez les patients atteints d’un glaucome par fermeture de l’angle d’où sa contre-indication formelle chez ces sujets.
La diffusion placentaire de l’atropine expose le fœtus au risque de tachycardie.
Le passage de l’atropine dans le lait maternel expose le nouveau né ou le nourrisson au risque d’intoxication atropinique, ceci explique le fait que la prise de l’atropine est à proscrire en période d’allaitement.
En raison de l’importante perméabilité de la barrière hémato-encéphalique chez le sujet âgé et l’enfant, les effets confusiogènes des médicaments atropiniques s’avèrent fréquents chez ces sujets.
Débats :
Commentaires :
Les antispasmodiques anticholinergiques ont un intérêt plus faible en comparaison avec les antispasmodiques musculotropes, d’ailleurs leur service médical rendu est faible, du fait de leurs effets indésirables notables contraignant pour le patient comme les troubles visuels résultant de la mydriase et des problèmes d’accommodation, la sécheresse de la bouche etc. Il faut noter qu’il existe sur le marché des antispasmodiques qui ont moins d’effets indésirables et un service médical rendu plus important (modéré). De plus l’administration de ce médicament doit être sous contrôle médicale, chose qui rend l’administration du traitement non pratique pour traiter de simples spasmes digestifs ou génito-urinaires, en plus la voie injectable est mal acceptée par certains patients notamment par les enfants. Il existe des antispasmodiques efficaces et administrés par voie orale.
Alternatives :
Les antispasmodiques musculotropes peuvent constituer une alternative à l’atropine. Ces médicaments donnent moins d’effets secondaires que les antispasmodiques cholinergiques en raison de leur action directe au niveau des muscles. La voie orale est la voie la plus utilisée en pratique quotidienne et la plus acceptée par les patients, il est pertinent que la liste inclut aussi ces antispasmodiques musculotropes.
Avis sur le choix de l’AMO :
L’adhésion du patient à son traitement est importante pour sa guérison. Ainsi le choix d’un médicament remboursable par l’AMO ne doit pas reposer sur l’efficacité seule. Un médicament avec moins d’effets indésirables et administré par une voie facile et acceptée par le patient, pourrait être le garant d’une bonne observance.
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