[ Liste des articles du n° 11 ]


Des efforts pour la lutte contre le tabac

Le 31 mai, le monde entier a célébré la journée mondiale sans tabac. En effet, en matière de lutte contre le tabagisme, les ONG et différentes associations ont rappelé et véhiculé les informations concernant les dangers de la consommation du tabac, la nécessité de combattre l’épidémie et le droit des populations à une vie saine. La mortalité liée au tabac est un véritable fléau mondial. On peut dire aujourd’hui que les deux principales causes de mortalité pathologique dans le monde sont le VIH et le tabagisme.
La lutte internationale contre ce problème de santé publique est restée relativement limitée, malgré le nombre d’effort de la part de l’ensemble des organismes de santé internationaux. Les données de l’OMS rapportent que cinq millions de décès dans le monde sont liés au tabac, que toutes les dix secondes une personne en meurt, que 70 % de ces décès sont enregistrés dans les pays en développement, dont le Maroc. Par ailleurs, l’OMS vient de donner l’alerte, surtout que la tranche d’âge la plus exposée reste celle des 35-69 ans, celle la plus active.
Au Maroc, 90 % des cancers sont liés à la consommation de tabac. 35 % des hommes de plus de 20 ans fument, 3,3 % de femmes sont des accros au tabac, ayant toutes moins de 35 ans.
D’autre part, le Maroc reconnaît un autre problème qui est celui de la vente de cigarettes en détail. Dans toutes les villes et dans les villages, plusieurs personnes vivent du commerce de la vente de cigarettes en détail, un commerce de survie pour des milliers de personnes en situation difficile. En plus, le phénomène prend de l’ampleur avec le nouveau statut de la régie des tabacs qui, privatisée, n’a plus le droit de réprimer comme avant la vente de cigarettes en détail.
Le Maroc a signé la convention cadre de lutte antitabac (CCLAT) en 2003, qui stipule que chaque paquet de cigarettes doit impérativement porter des mises en garde sanitaires contre les dangers du tabac visibles et lisibles, ces avertissements devront couvrir 30 % des faces des paquets. La convention interdit la diffusion de tout produit qui indique qu’il est moins nocif que d’autre part l’annonce de sa faible teneur en goudron. Aussi, la vente du tabac aux jeunes moins de 18 ans est en principe strictement interdite. En outre, la protection contre la fumée du tabac dans les transports en commun, les lieux de travail intérieurs et les lieux publics intérieurs étaient envisagés.
Le but de cette convention est de restreindre la consommation par l’augmentation des taxes sur la vente de cigarettes et l’interdiction de fumer dans les lieux publics et les lieux de travail. En plus, la loi exige l’interdiction totale de publicité et de parrainage par les fabricants de tabac de toute activité sportive ou autre.
Vu la lassitude des autorités, des associations de la société civile se sont constituées en groupes de pression afin de pousser l’état à ratifier la convention de l’OMS et de mener des campagnes de sensibilisation, de formation et d’information aux risques sanitaires liés au tabac.
Ainsi, la lutte contre le tabac est l’affaire de tous. Alors, mobilisons-nous pour un environnement sans tabac et pour des enfants et des jeunes non-fumeurs !
Les autorités sont appelées donc à prioriser ce fléau de la cigarette par la mise en place de l’ensemble des textes d’application des lois antitabac ratifiées par le gouvernement. Il en va de la santé de la population.

 

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(c) Repère médical n° 11

 

 

 

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