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La sécurité sanitaire de

D’après les sources de la société marocaine de toxicologie, plus de 80 % des intoxications alimentaires au Maroc surviennent suite à la consommation de repas préparés et servis à l’extérieur du domicile et environ 20 % des cas d’intoxication sont dus à la consommation de repas préparés et servis à l’intérieur du domicile.
Les quelques statistiques disponibles (MSP) indiquent les données suivantes publiées en 2001 :
- Évolution annuelle en nette augmentation depuis 1992 (52 cas)
- En 2001 : 155 épisodes, notifiés par 45 provinces, totalisant 1 582 cas
- Taux de létalité de 1 % (16 décès)
- 64 % en urbain
- Origine bactérienne prédominante (plus de 47 %)
- 35 % des cas d’origine bactérienne sont confirmés par le laboratoire, origine chimique, pesticides en particulier, (3 %) mais aussi métaux lourds et nitrates
- Origine végétale (chardon à glu) < 1 %,
5 décès
- Origine indéterminée : 3 %
- Aliments incriminés : Lait et dérivés du lait en premier lieu, viandes et poissons, en deuxième position.
En fait au Maroc plusieurs milliers de personnes souffrent chaque année d’intoxications alimentaires qui est provoquée par la consommation de produits contenant des toxines libérées par la croissance des bactéries.
Les principaux agents pathogènes responsables de toxi-infections alimentaires : Clostridium botulinum, Clostridium perfringens, Campylobacter, Escherichia coli 0157 : H7, Salmonella.
L’intoxication alimentaire peut survenir à trois échelons : au niveau de l’industriel, du distributeur ou du consommateur lui-même.
L’industrie agroalimentaire actuelle au Maroc suit généralement des procédures de maîtrise du risque strictes, qui vont du contrôle de la matière première à celui du produit fini, en passant par la propreté des locaux ou encore l’hygiène du personnel.
Ceci dit, les produits alimentaires sont des denrées très sensibles aux fluctuations de température. Malheureusement, rares sont les distributeurs à respecter la chaîne du froid que ce soit au niveau des locaux ou du transport. Sans oublier les conditions de transport parfois peu hygiéniques. Le transport de légumes ou de fruits dans des camions se pratique dans des conditions non contrôlées.
Quant à l’utilisateur final, celui-ci n’est pas toujours suffisamment informé aux mesures d’hygiène individuelles, de simples petits gestes qu’il est censé avoir appris à l’école, à travers des émissions télévisées ou encore lors des campagnes d’éducation sanitaire du Ministère de la Santé Publique.
Au Maroc, le contrôle des denrées alimentaires est actuellement régi par deux lois (promulguées en 1977 et en 1984) et par une série de règlements complémentaires concernant la sécurité sanitaire et le commerce des produits alimentaires. Le contrôle des denrées alimentaires relève d’unités spécialisées au sein de divers ministères (Agriculture, Santé, Intérieur, Industrie). Leurs interventions ne sont pas toujours coordonnées malgré la création officielle en 1968 d’une Commission interministérielle de coordination. Toutefois, c’est le Ministère de l’Agriculture qui est chargé par excellence de la sécurité des aliments.
Devant cette insécurité alimentaire et le manque de confiance de la population dans les produits alimentaires (voir sondage Web ci-dessous) des actions s’imposent. Les plus importantes sont les suivantes : la validation d’une législation alimentaire et d’un projet de loi pour la création de l’Agence Marocaine de Sécurité Sanitaire des Aliments, la mise en place d’une entité chargée de l’évaluation des risques et l’établissement d’un système d’alerte rapide ; la mise en place d’un système de coordination et de concertation entre toutes les parties concernées par la sécurité des aliments.

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