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Stratégie de lutte contre le cancer : Faciliter le parcours du patient cancéreux

Plus de cinq millions de gens à travers le monde meurent du cancer chaque année. Le problème sera d’une gravité plus élevée de 50 % d’ici l’an 2 020. Au Maroc on estime chaque année entre 35 000 et 50 000 nouveaux cas de cancer. À défaut d’une percée importante de traitement sans précédent, la lutte contre le cancer est incapable de réduire le fardeau personnel, sociétal et économique du cancer.
Pour lutter efficacement contre ce fléau une stratégie spécifique s’impose pour chaque pays. L’épidémiologie des pathologies cancéreuses, les habitudes socioculturelles, la démographie médicale, la structure du système de santé et le niveau économique conditionnent fortement ces stratégies. Mais quelque soit la spécificité, des points demeurent constants dans chacune de ces stratégies. Il s’agit de la détermination des propriétés, de la formation, de l’information, du dépistage précoce et la définition préalable du parcours du patient cancéreux depuis son repérage jusqu’à sa prise en charge. Bien entendu l’équité face à la prise en charge devrait s’inscrire autant que possible tout en sachant que sa réalisation ne peut être toujours facilement assurée dans les pays à revenu modeste.
La stratégie doit obligatoirement définir des objectifs chiffrés sur un calendrier précis. Ses étapes doivent relever d’une démarche consensuelle, impliquant les professionnels de santé, les sociétés savantes et la société civile par le biais des représentants des patients.
Un des points important de la stratégie déjà signalé mais sur lequel il faudra insister est celui du parcours du malade. Ce cheminement est à travailler en profondeur de manière à ne pas perdre du temps pour agir contre la maladie. Pour ce faire tous les chaînons de ce parcours doivent être identifiés et pour chacun d’entre eux les tâches seront précisées. Les dispensaires, les centres de santé, les hôpitaux, les Chu et les centres d’oncologie constituent les chaînons du secteur public. Les cabinets des généralistes, ceux des spécialistes et les cliniques privés spécialisées en oncologie constituent les chaînons du privé. La fluidité la plus rapide en matière de cheminement du malade cancéreux devrait s’instaurer entre ces différentes structures. Il en est de même pour la fluidité entre le privé et le public. C’est une affaire d’organisation et de formation peu budgétivore que l’on devrait étudier.


Pr. Farid HAKKOU

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(c) Repère médical n° 4

 

 

 

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