[ Liste des articles du n° 9 ]


Évaluation des urgences au Maroc

La Médecine d’urgence constitue un axe prioritaire de la politique de notre pays. Dans ce cadre, plusieurs actions ont été mises en œuvre par le gouvernement pour améliorer la gestion des urgences, s’adapter au contexte international dans ce domaine et se préparer aux éventuelles menaces. En effet, en 2005, il y a eu l’élaboration et la validation de la Stratégie Nationale de Gestion des Urgences Médicales et des Risques Sanitaires liés aux Catastrophes, ainsi que l’établissement de conventions avec les partenaires dans la gestion des urgences médicales et des situations d’exceptions. Le réseau du système d’assistance médicale urgente (SAMU) est aujourd’hui une institution bien organisée dans la plupart des pays développés. Le besoin pour notre pays est évident, il est même pressant pour certains gestionnaires et certains urgentistes. Il constitue une priorité et une composante de la réponse aux nouvelles demandes de la politique de la stratégie nationale de santé. En effet ces deux dernières années, le SAMU était aussi amélioré grâce au développement d’un réseau de soins d’urgence visant l’optimisation de la prise en charge des malades et blessés urgents, tant sur le plan des délais, de la qualité, que de la cohérence. Cette prise en charge initiale concerne également l’orientation rapide adaptée à la continuité des soins. En outre, le développement et l’organisation de la continuité et de la permanence des soins pré-hospitaliers présentent pour le système national de santé un pôle d’excellence pouvant sécuriser la population, et constituent également un facteur clé du succès du système. De plus, le Ministère de la santé a contribué dans le cadre d’un comité interministériel à la mise en place d’un Plan Stratégique Intégré d’Urgence (PSIU) avec la création de 11 SAMU destinés à couvrir les 16 régions du Royaume, dont ceux de Casablanca, Rabat et Fès sont déjà en phase d’essai. Par ailleurs, Monsieur le Ministre Dr Biadillah, a précisé au cours de son discours à l’occasion de la manifestation, regroupant le 2ème congrès franco-marocain et 7ème congrès national de médecine d’urgence et de catastrophes, tenue à Marrakech le 22-24 février, que la mise en œuvre de toutes les structures du PSIU s’effectuera en trois phases. La première phase consistera en une coordination inter-hospitalière, qui est destinée à améliorer les transferts entre hôpitaux et à optimiser la régulation médicale ; la seconde phase comprendra les interventions dans les accidents de la circulation routière en concertation et collaboration avec le corps de la Protection Civile ; et la dernière phase étendra le processus de réponse à toutes les situations d’appel en urgence. Il a également précisé que le passage d’une phase à une autre dépendra de l’expertise acquise par les équipes sur le terrain.
D’autre part, la création d’une école de techniciens ambulanciers à Casablanca, en coopération avec la France et l’Ordre de Malte, est considérée aussi comme une action importante en matière d’urgence pré-hospitalière. Par ailleurs, le renforcement des actions de mise à niveau et de la modernisation des structures et des unités d’urgences des établissements de soins devrait se poursuivre. Elle a pour but de répondre aux exigences de la population en termes de rapidité, de disponibilité et de qualité des soins ainsi qu’aux besoins des professionnels de santé en termes d’amélioration des conditions de travail et de modernisation des plateaux techniques.
Il serait souhaitable d’installer une procédure d’évaluation périodique des réponses aux urgences médicales dans le pays et d’en suivre les indicateurs clés. De cette manière il sera possible de connaître l’évolution des services dans ce domaine et d’ajuster régulièrement les insuffisances.

Dernières Articles en ligne

 

.:. Haut de la page

 

(c) Repère médical n° 9

 

 

 

Ajouter une annonce  |  Abonnement  |  Depêches  |  Contactez-nous

 
  ©2009 Repère médical   | Conception : ADK Media | Partenaire : Mode femme