[ Liste des articles du n° 8 ]
Combattre la drogue
Le problème de la drogue revêt des aspects sociaux et sanitaires qui doivent être pris en compte tout comme les liens entre usage de drogue, délinquance et criminalité. Une approche équilibrée entre réduction de la demande et de l’offre est donc nécessaire. De plus, la réduction de la production de drogue implique un partenariat entre pays producteurs et pays consommateurs afin de soutenir le développement social et économique des premiers.
Afin d’intensifier la coopération et la collaboration au niveau national et international, le Maroc devrait mettre en place un plan d’action de lutte contre la toxicomanie et le trafic de drogue. En effet le Maroc est fermement engagé à combattre ce fléau de la drogue à travers les réformes entreprises sur les plans institutionnel et législatif, comme l’a souligné le ministre de la Santé et président de la commission nationale des stupéfiants, Mohamed Ckeikh Biadillah, lors d’une réunion tenue le mois dernier avec une délégation de l’Office des Nations Unies contre le crime et la drogue (ONUDC). Le ministre a affirmé que le Maroc s’emploie à lutter contre ce phénomène par l’organisation de différents chantiers qui visent essentiellement le développement économique et social et le désenclavement de la région du nord ainsi que la dynamisation de l’Initiative nationale pour le Développement humain (INDH).
À cette occasion, le ministre a rappelé la stratégie nationale mise en place suite à la recherche nationale réalisée en 2003 en partenariat avec ONUDC portant particulièrement sur la culture du cannabis. En effet, cette stratégie a permis particulièrement de réduire les superficies cultivées de 134 000 hectares en 2003 à 72 500 hectares en 2005, soit une réduction de 40 %.
Pour sa part, la délégation onusienne a salué les efforts consentis par le Maroc pour supprimer les superficies cultivées en cannabis.
Effectivement, de par notre situation géographique, nous devons déployer de grands efforts pour éviter de devenir l’entonnoir des mafias internationales en quête de la moindre brèche pour s’installer dans un pays, notamment en ce qui concerne le trafic des stupéfiants.
L’ONUDC s’engage à accompagner les efforts du Maroc pour l’aider dans la lutte antidrogue, notamment auprès des donateurs internationaux pour la mise en œuvre de sa stratégie nationale. Un programme de coopération à court terme a été arrêté. Il doit aboutir à un programme de long terme touchant la prévention, l’expertise, la formation…
En 2005, les efforts intenses pour lutter contre le trafic de drogue ont fait de Larache un bel exemple d’éradication totale du cannabis. En 2006, c’était autour de la province de Taounate de se débarrasser de ce fléau. La stratégie du Maroc repose sur une approche globale combinant la prévention, le développement socioéconomique et la recherche d’activités alternatives pour les populations locales vivant essentiellement de cette culture illicite.
Les superficies cultivées en cannabis ont diminué, passant de 134.000 ha en 2003 à 120.500 ha en 2004, soit une réduction de 10 %. En 2005, la réduction s’élevait à 40 %.
La production potentielle de cannabis brut est estimée à 53 000 tonnes en 2005, soit une réduction de 46 % par rapport à la production en 2004 qui était de l’ordre de 98 000 tonnes.
Le "Bureau for International Narcotics and Law Enforcement Affairs" s’est félicité des résultats obtenus par le Maroc en matière de lutte contre la drogue à travers l’éradication du cannabis et la coopération du Royaume avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).
Certes le Maroc fait des efforts pour lutter contre la culture du cannabis dans différentes régions. Mais, il est devenu également victime de l’héroïne et de la cocaïne provenant des pays européens. Ceci interpelle les décideurs à plus de vigilance et d’effort en intégrant d’autres partenariats internationaux.
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