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Grippe Aviaire, le Retour
La grippe aviaire refait parler d’elle en ce début d’hiver, réveillant le spectre d’une résurgence à l’échelle internationale. Les chiffres alarmants sont là ! Quatre morts en quatre jours en Indonésie, un nouveau cas humain en Chine, foyers découverts au Vietnam et au Japon. « Les foyers de contamination avicoles au Vietnam mais également les cas humains en Chine et en Indonésie, nous les percevons comme une indication que le virus est toujours présent », déclare le responsable au Vietnam de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). "Et cela a encore la potentialité de se modifier, et de se modifier selon le pire scénario où une souche du virus pourrait provoquer une pandémie en étant facilement transmissible entre humains", ajoute l’expert. L’Indonésie compte à 61 le bilan humain dans l’archipel, le plus élevé au monde. La Corée du Sud et la Chine ont confirmé des nouveaux cas humains, qui sont aujourd’hui sains et saufs. Le Vietnam, un des pays les plus touchés lors de la dernière vague de grippe aviaire, a annoncé la contamination d’une sixième province. Et le Japon a confirmé la découverte d’un nouveau foyer.
Il y a de quoi être surpris par cette résurgence de la maladie alors qu’on l’avait déjà oubliée depuis plusieurs mois voire plus d’un an dans certains pays. Le responsable de l’OMS explique que le virus étant "plus actif quand il fait plus froid", l’épizootie est nécessairement plus médiatisée l’hiver. D’autant plus que les migrations des oiseaux sauvages vont reprendre, vers février.
Certains experts escomptent une répétition de ce qui s’est passé l’an dernier quand le virus est soudainement devenu très actif" et ces mêmes experts espèrent que les gouvernements qui n’étaient pas prêts la dernière fois seront cette fois-ci plus préparés. À Hong Kong, les responsables de la santé, ne sont pas moins rassurants : "Le monde entier fait face à un risque réel", a-t-il averti samedi après la confirmation de la réapparition de la grippe aviaire dans le territoire d’un oiseau retrouvé mort.
Depuis son apparition en fin 2003 en Asie, la grippe aviaire a fait 161 morts mais la transmission de la maladie reste encore largement limitée à des contacts entre volailles et humains. La contamination interhumaine, très redoutée car pouvant être synonyme de pandémie, reste marginale. La position géographique du Maroc en fait un point de passage privilégié pour les oiseaux migrateurs rentrant d’Afrique vers l’Europe. Une situation qu’il convient de mettre en corrélation avec la situation de l’épizootie : en janvier-février 2006, plus de 50 000 volailles ont succombé au Nord du Nigeria, en janvier février.
Le virus se trouve désormais sur le sol africain, il ne serait donc pas surprenant que le Maroc soit touché. En effet 500 000 oiseaux vont faire escale au Maroc entre février et avril ; déjà l’an passé, Mohamed Badraoui, directeur de la division Parcs et Réserves naturelles, au Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts, déclarait : "Nous craignons que les oiseaux qui s’arrêtent sur le littoral marocain avant de repartir vers l’Europe soient porteurs du virus". Face à cette situation la vigilance devrait être de mise.
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