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Aujourd’hui on compte quelque 320 psychiatres au Maroc

Son Altesse Royale la Princesse Lalla Salma

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Selon les estimations du rapport Onusida

Le Maroc compte environ 30 000 nouveaux cas de cancer par an.

Le tourisme du troisième âge

Après les spécialistes qui sont allés








 

 

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Pénurie médicale et départ volontaire

Plus de 39 000 fonctionnaires ont répondu à l’appel du départ volontaire. Parmi eux se trouvent 236 médecins spécialistes, 135 médecins généralistes et 1 183 infirmiers. Par ailleurs il est connu que la santé en 2006 souffre d’un besoin dans le milieu rural de 260 spécialistes et de 9 000 infirmières pour l’ensemble du territoire.

Il en résulte que près de 246 formations de santé (services hospitaliers, dispensaires et centres de santé ou structures hospitalière) sont fermées pour manque de personnels dont les médecins spécialistes.

Parmi les spécialités manquantes on peut citer les anesthésistes, les chirurgiens, les néphrologues «dialyseurs», les ophtalmologues, les psychiatres, les gynécologues. Les villes ou villages à pourvoir sont entre autres : Figuig, Dakhla, Ouarzazate, Tata, Bouarfa, Guelmim, Taourirt Errachidia, Tinghir, Missour, Jerada, Sidi Ifni, Sidi Bennour. Outat El Haj, etc. Ces localités ont également besoin de médecins généralistes. Devant ces faits, certains disent que le départ volontaire a aggravé la situation. En réalité cette affirmation demande à être vérifiée. Les praticiens en fait ne sont pas partis en dehors du Maroc, ils ont tout simplement changé de secteur d’activité en passant du public au privé.

Les citoyens continueront à bénéficier de leur compétence dans un autre cadre. La permission de départ qui leur a été octroyé est survenue après leur demande écrite et l’état ne peut traiter différemment les demandes de départ d’une catégorie de fonctionnaire à une autre. Il est aussi difficile de s’opposer à une volonté de quitter le fonctionnariat car le refus dans ces cas serait une source de diminution de productivité. À l’inverse pour ceux qui ont choisi de rester on a le droit de penser qu’ils sont motivés de servir dans le public avec une volonté déclarée.

Si les praticiens ont des réserves à exercer dans des localités rurales ou urbaines éloignées c’est pour des raisons sociales car souvent ils sont souvent mariés avec des conjoints travaillant dans des villes et avec des enfants scolarisés. Mais ce problème est conjoncturel car le Maroc se développe et dans un proche avenir ces localités seront dotées de toute l’infrastructure sociale et économique suffisante pour pouvoir accueillir les cadres du pays et leurs enfants.

Mais en attendant les pouvoirs publics peuvent mettre en place des avantages aux médecinsqui veulent bien exercer dans ces contrées. D’abord le passage est à limiter dans le temps, trois à cinq ans au maximum. Ensuite octroyer une prime conséquente d’éloignement et enfin offrir des avantages administratifs comme le logement ou la progression rapide dans les échelons.

Le problème des infirmiers et infirmières est différent. Il relève plutôt d’un dysfonctionnement de planification et de programmation de leur formation. C’est une équation à résoudre en vue d’équilibrer entre l’offre et la demande. Cependant le même raisonnement est valable pour eux, les attirer dans les localités insuffisamment loties en infrastructure sociales et économiques. Le départ volontaire n’est en aucun cas un facteur aggravant de la pénurie de médecins généralistes, spécialiste ou d’infirmiers et infirmières.

La solution de la pénurie médicale est une question de réglementation, de planification de la formation et du progrès socio-économique.

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